L’anxiété : le mal du siècle

Danger réel ou créé ?

L’anxiété : un signal de survie qui s’emballe

L’anxiété n’est pas un signe de faiblesse. C’est une réaction normale du corps face à un danger perçu. Elle découle d’un vieux réflexe de survie, hérité de notre évolution : notre système nerveux autonome prépare notre organisme à fuir ou à se défendre. C’est ce qui explique le cœur qui bat plus vite, la respiration courte, la tension musculaire, la vigilance accrue.

Le problème, c’est quand cette alarme interne s’active sans réel danger. Notre cerveau associe alors certaines pensées, situations ou émotions à une menace, même si elle est imaginaire. On parle d’une association non fonctionnelle : la réaction est la même qu’en cas de danger réel, mais elle ne nous protège plus — elle nous épuise.

Ces réponses automatiques prennent souvent trois formes :

  • L’hypervigilance, quand on analyse tout en cherchant le risque.

  • La sur-réactivité, quand le corps s’emballe au moindre signal.

  • L’évitement, quand on fuit ce qui déclenche l’anxiété.

Avec le temps, cette tension constante peut se transformer en souffrance physique : douleurs musculaires, maux de ventre, fatigue, insomnie… Le corps parle quand l’esprit n’en peut plus.

Lorsque vous sentez l’anxiété débuter, soyez honnête avec vous-même. Quelles sont vos inquiétudes, vos peurs, vos anticipations? Prenez un moment pour les nommer, sans jugement. Souvent, le simple fait de mettre des mots sur ce qui vous habite permet déjà de reprendre un peu de contrôle. L’anxiété cherche à être entendue, pas à être étouffée.

En ergothérapie, on vient reconnecter le corps et les activités. On observe comment l’anxiété s’exprime dans les activités, on identifie les déclencheurs concrets et on réapprend à calmer le système nerveux. Des stratégies comme la respiration, la cohérence cardiaque ou la routine structurée aident à créer des moments de sécurité.

L’objectif n’est pas d’éliminer l’anxiété, mais d’apprendre à écouter ce qu’elle veut nous dire — et à lui répondre autrement.

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Est-ce que vous respirez bien ?